Le Loup (partie #1)

Comme promis il y a déjà longtemps (désolé pour ceux qui s’impatientaient !) voilà un petit recueil d’informations sur le loup.

Très présent en Europe et en Amérique du Nord pendant des siècles, il a été entièrement éradiqué notamment en France aux alentours de la première guerre mondiale. Heureusement pour nous, il a peu à peu fait sa « réapparition » chez nous il y a quelques années, à travers l’Italie. Aujourd’hui, on compte environ 200 loups en France, qui transitent entre l’Italie et l’Espagne, deux pays dans lesquels ils sont beaucoup plus nombreux. Certains s’installent chez nous alors que d’autres ne font que traverser, et cette présence pose parfois problème. En effet, les paysans ne voient pas d’un bon œil ces prédateurs naturels. Sans rentrer dans le débat qui oppose les écologistes et les agriculteurs, je tiens juste à préciser ici que si le loup attaque parfois des troupeaux, c’est parce que l’homme a déforesté à outrance, réduisant ainsi les territoires des loups et leur possibilité de se nourrir. Alors qu’on nous parle aujourd’hui en permanence de développement durable, il serait bon de se rappeler de cela : nous avons planté la graine du problème il y a très longtemps, et le loup ne doit pas en assumer les conséquences.

Lycaon, premier loup-garou

Si vous avez lu quelques-uns des articles postés en lien, vous avez sans doute remarqué qu’on fait souvent référence à Lycaon comme étant le premier loup-garou présenté dans la littérature. Je ne veux pas remettre ça en question ici, je n’ai malheureusement pas le temps de le vérifier. Je voudrais juste attirer votre attention sur cet extrait des Métamorphoses d’Ovide qui décrit la transformation (extrait ici, page 11).

Il devient un loup et conserve encore des traces de son ancienne apparence : même couleur claire des poils, même air farouche, mêmes yeux ardents ; c’est toujours la même image de la férocité

Il y apparait clairement que, si Lycaon une fois transformé en loup est l’image même de « la férocité », cette composante n’est nullement liée à sa condition d’animal : elle est le vestige de sa vie humaine. Partant de là, il semble évident que le caractère du loup-garou est dicté par le caractère de l’homme transformé plus que par les traits associés au loup. Ainsi, un être féroce se servira de la transformation pour assouvir ses bas instincts alors qu’une personne altruiste verra cela comme une opportunité pour aider son prochain.

À méditer.